Aragne

Définition du DRA (Dictionnaire Royal Académique) :

Aragne : nom féminin désignant cet insecte à huit pattes, parfois velu et fort gros, qui effraie généralement beaucoup les femmes, quelquefois jusqu’à l’hystérie. Ce qui est fort étonnant quand on sait que la légende veut que cette petite bête provienne justement d’une femme, Arakna, armide dévergondée et criminelle qui attirait ses amants dans un lit de forme circulaire et comprenant un système de liens fait pour piéger les malheureux – qui avaient au moins la consolation d’être consumés de plaisir par les actions d’Arakna avant d’être dévorés par elle. Mais ayant un jour maladroitement fait son repas du giton préféré de Bardachos, le dieu des hommes-femmes, elle fut punie en étant transformée en aragne.

Scène se passant aux Enfers. On y voit Bardachos montrant à son défunt giton de quelle manière il châtie Arakna.

Il en est resté une expression, « femme-araignée » qui désigne ces femmes qui tissent leur toile en jouant de leurs charmes pour mieux dévorer la fortune des jobards. L’expression « se faire emmailloter le vit » ou, plus vulgaire, « avoir le membre encoconné », renvoient à ce cas de coquine qui existe depuis la nuit des temps.
On associe enfin l’animal à la folie (les expressions « avoir une aragne dans le chef » ou encore « avoir l’esprit entoilé »). On n’a jamais trop su déterminer d’où vient cette association.

C’est Halloween à ce qu’il paraît. Ce n’est pas que j’en ai grand chose à faire, et la perspective d’avoir à ouvrir une porte d’entrée toutes les dix minutes parce que des clampins toquent pour avoir des bonbons et plein de carries ne m’enchante pas particulièrement. Mais comme la météo annonce un fort vilain temps, je garde espoir pour être relativement tranquille.
En tout cas, cette fête m’aura au moins donné l’idée d’évoquer un de ses animaux fétiches. Dans les Callaïdes, je ne dirai pas qu’on y trouve des femmes-araignées. Après, pour ce qui est de la folie, c’est autre chose…

Gaspard Auclair

Laisser un commentaire